Mise à jour: mars 2011
La lecture des disques anciens monophoniques est toujours verticale (saphir), ou latérale (aiguille). Or les têtes magnétiques stéreophoniques lisent les deux versants du sillon, dans des directions perpendiculaires, chacune à 45° de la surface du disque. Même si d'autres solutions plus élaborées existent, câbler correctement sa tête magnétique permet d'optimiser économiquement et à la source le rapport signal/bruit en éliminant la sensibilité aux bruits parasites générés dans la direction perpendiculaire à celle utile...
Voici
la façon de câbler sa tête magnétique stéréophonique
pour obtenir une tête sensible aux gravures verticales pour les disques
à saphir, ou aux gravures latérales pour les disques à
aiguilles.
L'explication est simple: les têtes stéréophoniques donnent deux signaux, nommés L et R, qui reproduisent les deux flancs du sillons, orientés chacun à 45° par rapport à la verticale. En les câblant en série, on vient additionner ou soustraire ces deux composantes pour obtenir une tête sensible à
Attention, la patte nommée RG ('Right - Ground') est souvent connectée au blindage de la tête magnétique. Il convient de l'utiliser comme masse du fil blindé qui va aller vers l'entrée du préamplificateur.
Cependant, si la mise en mono par cablâge des bobines de la tête magnétique est simple, elle souffre quand même d'une petite faiblesse: elle désadapte les impédances qui sont présentées au préamplificateur et la réponse de l'ensemble est moins bonne que si chaque bobine est traitée séparément...
Autres solutions
1) Pour garder la possibilité de lire les disques à aiguille aussi bien que ceux à saphir avec la même platine, on peut utiliser un double inverseur mécanique, un relais, ou un petit montage électronique basé sur des commutateurs analogiques à condition de penser à bien blinder l'ensemble. On évite ainsi une manipulation au niveau de la tête magnétique.
2) On peut aussi avoir deux têtes magnétiques câblées différemment, une pour la gravure verticale et l'autre pour la gravure latérale.
3) Enfin, une solution que j'ai adoptée récemment et qui me donne pleine satisfaction est de concevoir un préamplificateur en prévoyant, après les étages d'adaptation d'impédance, un multiplexeur qui permet de ne pas modifier le câblage de sa chère platine tourne-disques, et d'éviter de travailler sur le signal issu des têtes magnétiques sous haute impédance et faible niveau.
Il est alors possible de prévoir une égalisation du signal correspondant au fabricant et à l'époque de son disque. Il faut bien sur être habile de ses mains et avoir quelques connaissances en électronique. La réalisation que j'ai commercialisée s'appelle Colibri PA.
Gérard Frappé