Célèbre par ses courses cyclistes, les débuts de Perchicot au Casino de Toulon exploitent cet atout,
et le succés est immédiat
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André PERCHICOT est né à Bayonne en 1888.
Il a tout d'abord été champion cycliste, sur piste, participant à diverses compétitions en Europe et USA , comme les " 6 jours " qui étaient très prisés. Palmarès :
Championnat de France de vitesse :
- 1912, Parc des Princes : premier !
Championnats du monde de vitesse :
- 1912, Newark (USA) : troisième, derrière Kramer et
Grenda
- 1913, Leipzig : troisième , derrière Rutt, et Ellegard
Puis vient la grande guerre et sans trop savoir comment, mais je suppose grâce à son diplôme d'ingénieur des arts et métiers ( !!!) , on le retrouve pilote d'avion.. Son avion abattu par les Allemands vers 1916, il est hospitalisé longuement (blessures aux jambes, au dos, au bassin). Sachant que désormais il est impossible, même si le conflit ne s'éternise pas, de recommencer une carrière cycliste, André se lance dans la chanson et le music hall à travers l'animation du milieu hospitalier où il se soigne et découvre par la même une vocation. Il se veut d'ailleurs le disciple de MAYOL.
Il organise également des réunions cyclistes au bénéfice
de la Croix Rouge.
A la fin de la guerre, malgré son diplôme, il persiste dans
la voie du music hall et se produit dans les café-concerts de Paris.
Il y recueille un tel succès dû en partie à l'événement
de voir chanter un ancien champion, qu'il se produit dans de plus grandes
salles et enregistre des disques chez Pathé et chez Odéon
; dès le début des années 20, il devient ainsi un
chanteur populaire.
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Sa carrière artistique durera à peu près 20 ans du début des années 20 au tout début 40, il enregistra probablement entre 200 et 300 chansons.
On compte 160 chansons enregistrées sur disque chez Pathé
exclusivement jusqu'en 1925, puis chez Odéon, Polydor et Pathé
épisodiquement jusqu'à 1935. Le zénith de cette carrière
se situe dans le début des années 30. Il tâtera du
cinéma 3 longs métrages et un clip.
- 1930 en Allemagne " Anny Music Hall " de Carl Lamac avec
comme vedette Anny Ondra
- 1932 avec Jean Dréville l'ancêtre du clip musical (
à La Varenne), chanson reprise par G. Brassens à ses
débuts (eh oui !!!)
- 1932 " Pomme d'amour " de Jean Dréville, film musical
dont il est la vedette mais dont malheureusement on ne trouve plus
de copie.
- 1934 SAPHO de Max Ophuls.
Ses principaux titres sont :
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A la Varenne |
Ce sont les jeunes qui ont raison |
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J'ai le pépin pour Pepa |
Ça c'est espagnol |
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C'est une chemise rose |
Ah quelle vie qu'on vit |
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La sérénade de la purée |
Dans la rue |
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Perque |
Ah que c'est beau l'exposition |
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Le béret |
Sous les ponts |
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Quand on est jeune |
Le béret |
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Sous le soleil marocain |
Carnaval y'a bon (marche officielle du carnaval de Nice 1930) |
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Quand on aime on a toujours vingt ans |
Ça c'est tout le midi |
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Quand on revoit la tour Eiffel |
Sous les ponts |
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Dites-moi Doumergue |
Voici dimanche
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Le répertoire De
La Belle Epoque Aux Années Folles a aussi quelques titres
supplémentaires tirée du catalogue Pathé:
Il aura une époque " provençale "
en ayant une forte activité dans la région marseillaise
et enregistre même quelques chansons en provençal.
Durant les années 30 il effectue outre la métropole, diverses tournées en Europe, Afrique et Moyen Orient. Il fait alors vivre une cinquantaine de personnes dans le cadre des tournées Perchicot. Coté voyages, il est allé en Chine et plus généralement en Asie. Ayant découvert le continent Américain dès 1912 avec le cyclisme, on peut considérer qu'à part l'Océanie il a fait le tour du Monde.
A cette époque il possède deux yachts ( le père et
le chicot), deux villas jumelées à BRY sur Marne, un appartement
rue des Ternes à Paris et jusqu'à 7 voitures simultanément(
dont une Voisin 40CV) et une compagnie d'autobus à Bayonne.
Vers la fin des années 30 il tombe malade suite à un virus contracté en Afrique, à tel point qu'on le ramasse en 1940 ( je crois) dans la rue ( !) inconscient ( on lui vole ce jour là sa bague en diamant du petit doigt). Il est hospitalisé longuement et cette période marque le commencement de la fin de sa carrière, en plus des difficultés liées à la maladie , il est victime de nombreuses spoliations et pillages.
Par ailleurs le music hall de l'époque connaît un renouveau
avec l'éclosion entre autres de Fernandel et Trenet. Seuls son
ami Maurice Chevalier et Mistinguett "survivront" à cette
période.
Vers la fin des années 40, s'étant assuré des revenus suffisants en vendant ses derniers biens il se retire aux alentours de Bayonne près de ses sœurs, où il finira sa vie le 3 mai 1950.
Selon sa sœur" il était marqué physiquement par la
maladie, semblait avoir vécu tellement de vies qu'il faisait plus
âgé que sa soixantaine, mais il émanait de lui une
grande élégance un magnétisme et une personnalité
peu commune, même dans ses derniers jours ".
Article proposé par M. Michel Montagut, petit neveu de l'artiste. Tous droits réservés.
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