| Mise à jour oct 2008 | |
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1905 : Les premières annonces concernant le disque
Il est curieux de noter la façon dont la presse spécialisée de l'époque a soigneusement distillé les informations sur l'arrivée prochaine du disque : On apprend dans le numéro 7 de Phono-Gazette du 1er juillet 1905 que Dans le numéro 15, du 1er Novembre de la même année, on peut lire : Pathé avait en grand secret étudié la possibilité de reprendre les enregistrements dont il disposait sur cylindre Paradis. Un nouveau pantographe permettait le transfert de ces grands cylindres vers les disques. Le capital sonore était donc préservé! Les investissements ont été à la mesure de l'événement et qu'en juin 1905 la Société augmente encore son capital social en le portant à 3 200 000 francs. |
Une des première épreuve
de disque connue produite chez Pathé Le poisson adapté à la reproduction d'un cylindre Paradis vers un disque. Le disque était en cire très fine d'épaisseur de quelques centimètres. Il était ensuite recouvert de peinture conductrice avant d'être envoyé dans un bain de galvanoplastie (vue d'artiste réalisée par l'auteur) |
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L'Orchestre Pathé Frères En 1905, Pathé Frères crée son propre orchestre avec les ressources disponibles parmi le personnel de production. Cet orchestre compta jusqu'à quatre-vingt musiciens, dirigés par M.Bellanger. Il enregistrait à Chatou, dans une pièce surnommée 'Le tonneau' à cause de saforme spéciale, à l'acoustique adaptée. |
L'Orchestre Pathé-Frères (Collection BNF) |
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A partir de 1906 Les disques de 1906 avaient une ou deux faces enregistrée(s). Leur numérotation reprenait celle des cylindres (voir le chapitre spécial consacré à la datation). Il semble qu'il n'y a eu que des diamètres de 24 et 28 cm. Dès 1907, Pathé abandonnera les disques monoface et ne pressera que des disques double face. Quand à la production, le catalogue de Novembre 1906 mentionnait : " Nous venons de faire une installation dans nos usines permettant la production de cent mille disques par jour ". La production verra des tailles variées : Pathé concert de 50cm, destiné à la sonorisation des salles, et les disques de 40 cm (dont la production restera faible), 35cm, 29cm, 24cm, 21cm et 17cm. Par ailleurs, suite aux ennuis financiers de l'APGA (l'Association Phonographique des Grands Artistes), la société Pathé rachètera en Juillet 8 presses à disques (pour 5 000 Frs), et négociera avec les 80 artistes qui avaient pour la plupart signés des contrats d'exclusivité avec cette firme. Affre concède déjà 50 morceaux à Pathé. Pathé va ré-enregistrer les enregistrements de l'APGA sur disque à saphir en reversant une allocation de 10ctmes pour chaque disque vendu. Ce rachat pour 15 000 Francs apportera à Pathé des exclusivités avec de grands artistes pour une somme très raisonnable: Mayol, Dranem, Polin, Noté, etc. En 1911, Charles et Emile deviennent enfin membre du Conseil d'Administration. C'est aussi en 1911 que débuta les premières séries d'opéras qui durera jusqu'en 1923. Carmen (1911), Faust (1911/12), Galathée (1912), La Favorite (1912), Les Frères Danilo (1912/13), Roméo et Juliette (1913), Les Noces de Jeannette (1922), Manon (1923), mais aussi Rigoletto (1912), Le Trouvère (1912) et La Traviata (1912). En 1912, et pour 2 ans, Emile Pathé prendra la place de M.Neyret dont le mandat expirait à l'exercice 1913-1914. En 1914, une des conséquences immédiates de la déclaration de guerre à l'Allemagne a été l'impossibilité de livrer les marchandises par le train. Les chemins de fer ayant été réquisitionnés pour le transport des soldats et du matériel de guerre, les expéditions ont été purement et simplement arrêtées
L'usine de Chatou, mais aussi celle de Bruxelles ont été temporairement fermées. En 1916, les étiquettes papier font leur apparition et la production des disques à 'étiquette gravée' s'arrête. C'est bien sur le fameux Coq qui y est apposé, ainsi que tout ce qui se trouvait sur la gravure : le numéro du maître cylindre, l'éditeur, le numéro catalogue (voir le chapitre consacré à la datation). Pathé abandonnera aussi les annonces du début du disque et gagne ainsi quelques précieuses secondes sur la durée utile de l'enregistrement. En Septembre 1918, l'idée de la séparation du groupe phonographique et cinématographique est discutée en conseil d'administration. Emile propose même de vendre l'usine de Chatou à Claude Grivolas. |
Siège social et studio d'enregistrement au 98 rue Richelieu vers 1907.
Une pochette de disque écrite en siamois
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