maj 5 février 2010
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Les nouveaux moyens 'massifs' de reproduction de morceaux de musiques et de chansons se sont produits à la fin du XIXe siècle dans un vide juridique qui s'est rapidement comblé par la célèbre loi de protection des Auteurs/Editeurs du 1er février 1905. Voyons comment s'est passé cette période de transition, qui n'est pas sans rappeler l'introduction d'Internet une centaine d'années après... Les différents chapitres sont: |
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Les chanteurs pour cette nouvelle industrie Lorsque les frères Emile et Charles Pathé ont commencé, il leur
fallait trouver des chanteurs pour vendre les cylindres. De toute évidence,
les chanteurs à la mode étaient ceux qui chantaient en café-concerts,
dans les grandes salles, ou même à l'Opéra, et outre que leur cachet
ne devait pas être bon marché, ils répugnaient sans doute aussi à chanter
devant un pavillon de longues heures de leur journée. Charlus écrit dans ses mémoires 'J'ai Chanté': " Je gagnais des haricots, comme nous disons dans notre argot d'artistes. Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Quand il fallait fabriquer de la façon que je viens de dire les cylindres destinés à la vente, et que le prix unitaire de ceux-ci était de 1fr.25 et de 2 francs, […], un chanteur ne pouvait raisonnablement demander plus de cinquante centimes par audition. Mais au moins, je chantais ! " Et aussi : | |
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Parfois, mais de manière exceptionnelle, les artistes cependant acceptaient d'enregistrer eux-même. C'est le cas de Maréchal par exemple, ou bien de Polin, Bergeret, qui ont su devenir célèbres en utilisant le cylindre disque comme média au cours de leur carrière.
On reconnaît sur cette gravure à gauche deux chanteurs de la première époque de l'industrie Pathé, Maréchal, et Mercadier qui se plient aux exigences de l'enregistrement... |
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L'évolution rapide du statut des chanteurs et des maisons d'édition
Bien sur, les producteurs, qui pouvaient être différents des chanteurs et interprètes avaient le même problème,
et l'époque qui se situe entre 1900 et 1905 a vu un grand nombre de procès, et de contrats d'un genre nouveau
qui tenaient compte d'un partage équitable des bénéfices produits par la vente des cylindres et des disques. Par exemple,
Tamagno fut le premier artiste à avoir négocié des droits d'interprète à prélever sur le prix de vente de chaque disque
en 1903. Ce procès fut attenté par les maisons d'édition contre le fabricants de cylindres et de disques. Son résultat retentissant fut connu le 1er février 1905. Le procès des maisons d'édition contre les fabricants Citons ce qui est paru dans les journaux (extrait de Phono Gazette 1905): Les fabricants s'appuyaient donc sur la fameuse loi de 1866 qui a vu le jour pour légiférer les ventes de boites à musiques et autres sources de 'musiques mécaniques'. Cette loi a exonéré du droit d'édition les instruments 'servant à reproduire mécaniquement les airs de musique'. Mais les phonographes reproduisaient la voix humaine... La cour a donné raison en appel aux éditeurs et a considéré que la
vente de ces rouleaux disques ou cylindres étaient une atteinte au monopole
d'exploitation commerciale des Auteurs ou de leurs Concessionnaires. D'une façon générale le droit est fixé a 5% du prix de vente pour les
disques, un peu moins pour les cylindres. Certaines compagnies ont décidé
d'augmenter leur prix de vente pour tenir compte de cette taxe, certaines
autres ont eu une geste plus commercial, et ont accepté de maintenir
leur prix initial. Le timbre taxe des Droits des Maisons d'Edition L'arrêté du 1er février 1905 sur l'édition phonographique oblige ainsi les maisons de disques ou de cylindres
à payer un droit sur chaque morceau de musique vendu. En parallèle, des sociétés défendant les artistes et les éditeurs se sont créées. Nous retiendrons principalement l'APGA et les maisons d'éditions tenues par les artistes eux-même qui seront abordés dans d'autres chapitres. | |
Timbres Pathé 'Edition Autorisée' et Edifo surchargé de sa Maison d'Edition | |
| Gérard Frappé | |