Emile Abel Chizat (1855 - 1924)
'La chanson de Jean'
Maj avril 2008
| Tout collectionneur de disques Pathé ou Odeon connaît le nom d'Emile Chizat au travers d'une petite dizaine d'enregistrements. Cet intellectuel étrange, surnommé parfois 'l'ermite de Chatillon', surprend par la multiplicité des facettes par lesquelles il brille, bien que sa modestie naturelle l'ai fait tomber dans l'oubli. Essayons d'apporter un peu de lumière sur ce personnage. | |
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Il est né le 16 mars 1855 à Valence (26). Il est tour à tour journaliste, éditeur, publiciste. Chez lui, tout se dit en musique: A sa future femme, Marie-Sophie Cardinaux, il compose en 1877 une mélodie 'L'heure du souvenir', puis une 'Chanson à ma Grand-mère'. D'autres chansons furent publiées telles que 'Le premier jour où je vis Jeanne', en l'honneur de sa fille, ou la 3e 'Chanson Pour Jean', son fils, né en novembre 1892. A la salle des fêtes de l'Exposition de 1900, on joue en grande pompe son 'Ode Triomphale de la Paix'. Il se fait appeler selon la circonstance:
'Ces individualités diversent se superposent, se mêlent, forment un intellectuel extraordinaire' en dira Maurice Guillemot dans 'La semaine Littéraire'.. Il écrit des séries dans L'Evénement et le Charivari, telles que Les Arabesques, ou, les Grelots Politiques. Il se marie en 1880. Jules Massenet sera son témoin. Avec humour, il fait publier pour ses amis journalistes 'Quelques amis désolés ont l'honneur de vous faire part de la perte cruelle que le célibat vient de faire en la personne de Maurice Dancourt'. Ses chansons sont enregistrées principalement chez Pathé Frères, mais aussi chez Odeon, Aerophone, Gramophone (voir la discographie complète). Emile Chizat meurt le 17 juin 1924 à Chatillon où il habitait depuis 1880 (Chatillon sous Bagneux - 92) âgé de 70 ans. Il n'est pas le seul compositeur de mélodies à être tombé dans l'oubli. C'est aussi le cas d'Emile Pessard (auteur de Bonjour Suzon), Cécile Chaminade 'l'Anneau d'argent), Lucien Farjall (On a oublié), Dieudonné Tagliafico (Quand l'oiseau chante), Justin Clérice (La Vierge à la crèche), Jules Darien (Ninon, voici les roses), etc. De quoi écrire de nouvelles pages ! |
Emile Chizat, tel qu'il apparait sur sa carte de journaliste en 1897 |
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Disques disponibles dans notre collections, édités chez Pathé-Frères: Chez Pathé Frères:
On lui doit aussi :
Chez Pathé
Frères: Chez d'autres éditeurs: Pendant la guerre 39-45, Jean Sablon enregistre la Chanson pour Jean aux Etats-Unis et fait écouter une épreuve à la famille. Ce fut un échec, car les descendants du compositeur n'aimaient pas cette interprétation simple et chantante (qui pourtant est sûrement dans l'esprit de la composition d'origine). Le disque n'est jamais paru... |
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Chanson pour Jean Cette berceuse est extraite des 'Chants de la maison', et a été créée en 1899 par Belhomme, de l'Opéra-Comique. Elle fut chantée par Vaguet, Mme Chrétien-Vaguet, Vigneau, Bourbon, Payan, Azéma et Mme Billet-Azéma. La version primitive à une strophe a été créée par Beyle, et Mme Thuillier-Leloir, de l'Opéra-Comique. en version chantée par Belhomme (disque Pathé) en version accompagnement pour vous laisser la chanter: Jean, Jean, mon tout petit Jean, Jean, Jean, mon tout petit Jean, Jean, Jean, mon tout petit Jean, |
Le timbre d'édition des Editions 'Hugues Robert' (1909) |
Remerciements aux familles Coutris et Sevin pour leur aide et leur documentation