Le Cake-Walk

Maj avril 2004

Pour vous donner envie de danser, l'Editorial est consacré ce mois-ci au Cake-Walk !!!

Note du webmestre: Difficile à cerner dans un genre particulier, le cake-walk est à plus d'un titre un style à part.
Si l'on peut lire couramment que le jazz a été introduit en France vers 1917 par les soldats américains, le Cake-Walk a commencé son succés à Paris vers 1900, et il est admis qu'il provient des esclaves noirs, travailleurs du coton en Amérique qui se moquaient des danses et des musiques guindées de leurs maîtres blancs...
Comment s'y retrouver, sauf en écoutant pour notre plus grand plaisir un extrait du disque Pathé 7021 - Le Vrai Cake-Walk, musique de Dequin, sous la direction de Bosc
en cliquant ici, et en vous faisant votre opinion vous-même...

 

 

Extrait de Paris qui Chante Janvier 1903:

C'est l'Amérique qui a importé chez nous cette gigue de
noirs en goguette en la réglementant d'amusante façon. Les yankees y excellent, et tout Paris a pu applaudir le célébre professeur Elks et sa femme, records du monde du Cake-Walk.

Cette danse repose sur le principe du déhanchement. Le danseur lance le corps en avant et rejette le plus possible les épaules en arrière. Il agite simultanément par saccades les bras repliés sur eux-même à la manière des jeunes poussins qui battent des ailerons. Surveillant un équilibre plutôt instable, il lance alternativement un pied, puis l'autre au-devant de lui, en haussant le genou comme un cheval qui piaffe. Le goût américain exige aussi que la main droite soit armée du stick et du chapeau et que la gauche retombe inerte comme un caniche qui fait le beau. Quelques cris stridents poussés par instant, sont d'usage. M et Mme Elks ont agrémenté cela de pas en avant, de passement de mains, de dos à dos, de glissades, de mouvements tournants et même de renversements qui ne manquent pas d'originalité ni de saveur.

 

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