Éditorial : Alibert
Mise à jour: 1er Décembre 2004
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Henry Allibert est né le 3 décembre 1889 à Carpentras. Il va passer son enfance à Loriol du Comtat dans une petite maison située en bordure du chemin de Monteux. Mais ses parents divorcent et, à l'âge de quatorze ans il va vivre à Avignon avec sa mère, ses frères et soeurs et devient apprenti pâtissier. Le chant l'attire, il aime se faire entendre en famille puis dans les cafés où il est serveur. A quinze ans Henry Allibert chante pour la première fois en soliste à Monteux et interprète des chansons du répertoire Mayol. On l'annonce comme le Mayol miniature. Mais il fera ses vrais débuts de chanteur en 1907 au Palace et dans les cafés concert d'Avignon. Mitron la journée, chanteur le soir et les dimanches, il n'en restera pas là. Il monte à Paris en 1908 où il s'engage comme artiste professionnel aux Galeries Saint Martin et dans les cafés concert de second ordre. Il ôte un " l " à son nom et prend son envol vers la gloire. Toupet sur la tête et muguet à la boutonnière, il continuera à imiter Mayol. N'étant pas très beau ni très grand, n'ayant guère de voix, dansant mal et jouant mal la comédie il réussira par son travail consciencieux et son respect du public. En effet, il mettait des heures pour mettre en place une chanson et était arrivé à une diction irréprochable. On ne perdait pas un mot de son texte. Tel le phonographe Pathé, il chantait clair. |
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Il est appelé sous les drapeaux à Marseille de 1908 à 1910. Sitôt libéré de ses obligations militaires, le voilà reparti pour Paris. Il chante au concert Concordia jusqu'en 1912. Le 24 octobre de cette même année, il convole en justes noces à Marseille avec Elisa Rosalie Espanet, pianiste virtuose qui n'est autre que la fille du célèbre Vincent Scotto. C'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre les deux hommes qui est entre autres à l'origine de la création du célèbre " Mon Paris " interprété sans accent méditerranéen. . Deux ans plus tard, il connaît à nouveau le succès avec " Dans ma péniche " et " Pouet pouet.
Marcel Pagnol venant de rencontrer
un énorme succès grâce aux deux premiers volets de
sa trilogie au Théâtre des Variétés, il va
avoir l'idée de créer les opérettes marseillaises
retrouvant pour l'occasion son accent d'origine. Il sera aidé dans
cette entreprise par son beau-père. Allibert participera souvent à
l'écriture des livrets. On lui doit de nombreuses chansons, dont certaines édités chez Pathé sur disques à saphir: S.94.144 - C'est papa, C'est parisien En attente d'enregistrement, et en disques à aiguille, La Belle Epoque aux Années Folles possède aussi: - Sur les plancher des vaches
/ L'amour, c'est une étoile Il dirigera aussi le Théâtre
des deux ânes, la Scala, l'Empire et le Théâtre des
Variétés où seront créées ses meilleures
pièces. En 1949, il est victime d'un grave accident de voiture. La maladie vient se greffer à la suite de cet accident, il ne se remettra pas de ces tristes évènements et meurt dans sa villa de la corniche à Marseille le 23 janvier 1951, il a 62 ans. Il repose au cimetière Saint Pierre de Marseille dans le même tombeau que Vincent Scotto qui l'a rejoint l'année suivante. Sa popularité sera telle que plus de cinquante ans après, on fredonne encore les refrains de ses plus grands succès. Un article signé Laurent Wolf Bibliographie : |
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