Mise à jour: 1er Décembre 2009
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Il monte à Paris en 1908 où il s'engage comme artiste professionnel aux Galeries Saint Martin et dans les cafés concert de second ordre. Il ôte un " l " à son nom et prend son envol vers la gloire. Toupet sur la tête et muguet à la boutonnière, il continuera à imiter Mayol. N'étant pas très beau ni très grand, n'ayant guère de voix, dansant mal et jouant mal la comédie il réussira par son travail consciencieux et son respect du public. En effet, il mettait des heures pour mettre en place une chanson et était arrivé à une diction irréprochable. On ne perdait pas un mot de son texte. Tel le phonographe Pathé, il chantait clair. |
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Il est appelé sous les drapeaux à Marseille de 1908 à 1910. Sitôt libéré de ses obligations militaires, le voilà reparti pour Paris. Il chante au concert Concordia jusqu'en 1912. Le 24 octobre de cette même année, il convole en justes noces à Marseille avec Elisa Rosalie Espanet, pianiste virtuose qui n'est autre que la fille du célèbre Vincent Scotto. C'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre les deux hommes qui est entre autres à l'origine de la création du célèbre " Mon Paris " interprété sans accent méditerranéen. . Deux ans plus tard, il connaît à nouveau le succès avec " Dans ma péniche " et " Pouet pouet.
Il participe ensuite à une tournée dans toute la France qui le conduit jusqu'à l'Alcazar de Marseille où il reste à l'affiche durant octobre et novembre 1913. C'est la consécration. Cette montée vertigineuse est malheureusement stoppée par une mobilisation dans une section de mitrailleurs du troisième régiment d'infanterie. Mais il se révèle un piètre soldat. On l'envoie alors chanter dans les lignes arrières pour raviver le moral des troupes. Démobilisé en 1917, il repart aussitôt vers Marseille et troque vite son habit militaire contre celui de lyrique, pour remonter sur les planches du Casino de la plage. Il se dirige vers la revue. Il va devenir en 1928 une vedette incontournable. Marcel Pagnol venant de rencontrer un énorme succès grâce aux deux premiers volets de
sa trilogie au Théâtre des Variétés, il va avoir l'idée de créer les opérettes marseillaises
retrouvant pour l'occasion son accent d'origine. Il sera aidé dans cette entreprise par son beau-père. Alibert participera souvent à l'écriture des livrets. On lui doit de nombreuses chansons, dont certaines édités chez Pathé sur disques à saphir: 058 - Tè mon bon S.94.144 - C'est papa, C'est parisien En attente d'enregistrement, et en disques à aiguille, La Belle Epoque aux Années Folles possède aussi: - Sur les plancher des vaches / L'amour, c'est une étoile Il dirigera aussi le Théâtre
des deux ânes, la Scala, l'Empire et le Théâtre des
Variétés où seront créées ses meilleures
pièces. En 1949, il est victime d'un grave accident de voiture. La maladie vient se greffer à la suite de cet accident, il ne se remettra pas de ces tristes évènements et meurt dans sa villa de la corniche à Marseille le 23 janvier 1951, il a 62 ans. Il repose au cimetière Saint Pierre de Marseille dans le même tombeau que Vincent Scotto qui l'a rejoint l'année suivante. Sa popularité sera telle que plus de cinquante ans après, on fredonne encore les refrains de ses plus grands succès. Un article signé Laurent Wolf Bibliographie : |
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