Mise à jour: 15 novembre 2011
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C'est le 11 mai 1906 que l'APGA voit le jour au 15 rue du Louvre avec le grand enthousiasme qui convient à ceux qui avaient gagné leur procès historique contre les fabricants de disques. La société est établie au capital de 75.000 francs, fondée par M.Salomon en sa qualité d'Ingénieur et de chef d'orchestre. Les statuts stipulent que "La société a pour objet la mise en rapport et l'exploitation de l'enregistrement phonique des sons émis par les artistes adhérents à l'Association". A noter que les statuts mentionnent qu' "Il est créé une commission dite "Comité de répartition des bénéfices aux artistes adhérents". Le noyau fondateur était composé de: Mmes Alice Verlet, Charlotte Agussol, Affre, Gresse, Nivette, Paty, Galipaux, Dumeny, Piccaluga, Weber, Aumonier, Polin, Dranem, Mayol, Bergeret, Yvonneck... Chaque artiste adhérent devait l'exclusivité de ses enregistrements à l'APGA. Polin y signe son premier contrat en juillet 1906 et enregistre Petite Tonkinoise. D'autres artistes rejoignèrent l'APGA par la suite. On citera Lucien Muratore, Léon Melchissédec, Alexis Ghasne, Mary Boyer, Galipaux, Montoya, Privas... Le 17 juil. 1906, le capital social est augmenté à 400.000 francs. APGA rachète Excelsior Record (manufacture de disques artistiques), et son siège est transféré au 16 rue de Balzac. La société est donc équipée pour enregistrer et produire ses propres disques. La technologie retenue est héritée d'Excelsior, granvure latérale, disques à aiguille (et non pas à saphir). Le 30 oct. 1906, le capital social est augmenté à 1.000.000 francs. L'actionnaire principal est un établissement bancaire. Les disques commencent à sortir en 1907. Le 28 déc. 1909 le capital social est augmenté à 2 400 000 francs, et APGA reprend l'actif net de la Compagnie Internationale Phonique (CIP), en liquidation. Les disques de CIP portent alors la mention 'Enregistrement APGA'. C'est ensuite que l'APGA connait à son tour de graves problèmes financiers et juridiques, plusieurs artistes ayant poursuivi la société pour fraude... Le 25 juillet 1910, Pathé rachète 8 presses pour 5.000
francs et commence les négociations pour les 80 artistes qui sont
en contrat exclusifs. Affre concède déjà
50 morceaux à Pathé. Le 6 décembre 1910, une convention
est signée entre APGA et Pathé Frères: Pathé
va verser 15.000 Francs à APGA et lui versera une 'royaltie' de
0.10 centimes par disque APGA vendu par Pathé Frères. Le 24 juin 1912, la société qui était domiciliée 16 rue de Balzac à Paris, et qui avait pour capital 2.400.000 francs passe la main, le tribunal procède à la liquidation judiciaire de l'APGA qui sera dissoute en 1913. |
![]() Une étiquette APGA du disque chanté par Jean Noté Une étiquette de la Compagnie Internationale Phonique qui porte la mention 'enregistrement APGA'. |
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Pathé s'était rapproché de l'APGA et un accord (dont
on ne connait pas les termes exacts) a été conclu fin 1910,
date à laquelle on a vu que certains artistes qui avaient signé
avec l'APGA ont pu chanter pour la firme Pathé-Frère. On a souvent pensé que Pathé a racheté les enregistrements
des disques. Je ne le pense pas. La machine à transférer
les disques à gravure latérale de l'APGA vers les disques
à gravure verticale de Pathé n'existait pas à l'époque
(ce type de machine a existé à partir de 1925 à l'apparition
de l'enregistrement électrique)... De plus, les annonces des disques
APGA commencent tous par le titre suivi de 'Disque APGA', ce qui ne convenait
pas pour Pathé.... Il est plus que probable que Pathé ait
repris l'exclusivité des artistes seulement et les a fait réenregistrer
les titres déjà édités par APGA. Et c'est
logique: il était difficile pour une firme comme Pathé-Frères
de se passer d'artistes renommés seulement parce que ceux-ci avaient
signé un contrat d'exclusivité avec l'APGA... De plus, des
artistes comme Aumonier ou Bergeret
avaient déjà chanté pour Pathé avant de signer
avec l'APGA, Le retour de ces artistes renommés chez Pathé
n'était que pure logique, surtout quand on sait que certains artistes
sentaient que leur contrat avec APGA devenait un peu pesant... .
Ecoutons pour notre plaisir deux enregistrements du même titre chantés par Dranem : N'égratinez pas l'Jésus, le premier édité par APGA, le second chez Pathé-Frères: Numéro 1868 N'égratinez pas l'Jésus - Disque APGA Numéro P3105 - N'égratinez pas l'Jésus - Disque Pathé - APGA
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Chez Pathé Frères, voici la liste disponible chez 'De la Belle Epoque aux Années Folles' des disques hérités de l'APGA
Article signé Gérard Frappé avec la collaboration de Christian Zwarg et de son site Truesoundtransfers , et un enregistrement du disque APGA N'égratinez pas l'Jésus réalisé par Lionel Risler. Certaines notes proviennent des comptes-rendus des conseils d'administration de Pathé-Frères. |
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